Focus sur le métier de « KYC Officer »

Aujourd’hui c’est le métier de « KYC Officer » que nous avons décidé de décrire.

On retrouve essentiellement ce métier dans la banque, et plus largement les établissements de crédit, les services financiers spécialisés, et les établissements de paiement.

KYC signifie « Know Your Customer », soit une activité de collecte d’information, laquelle répond à une obligation règlementaire.

L’objectif visé par le régulateur est en effet de s’assurer que la banque connaisse ses clients et leur business et qu’elle ait avec eux une activité saine. Par exemple qu’elle ne finance pas de clients ayant des activités illicites – blanchiment d’argent, financement du terrorisme… – ou encore ayant un business avec des pays visés par des sanctions économiques internationales, ce qui pourrait in fine exposer la banque à des sanctions financières, voire dans les cas les plus extrêmes, à des retraits de licences d’exploitation.

La banque se doit donc de collecter un certain nombre de pièces administratives et autres informations concernant ses clients et les tenir à jour de façon périodique.

C’est le rôle du KYC Officer de suivre ces process documentaires requis pour autoriser la banque à être en relation d’affaires avec son client.

Dans le cas d’un client corporate, un dossier KYC comporte par exemple un organigramme à jour, le nom des dirigeants et des actionnaires principaux, un descriptif détaillé d’activité, les comptes rendus d’Assemblée Générale, une ventilation des activités par pays, une évaluation des risques associés au client…

Selon le profil de risque du client, la revue des mises à jour des KYC sera plus ou moins fréquente : mise à jour annuelle pour une client au profil de risque élevé versus revue tous les 3 ans pour un client à profil de risque Medium.

En fonction de son appétit au risque, il est possible que la banque définisse elle-même des règles plus restrictives que la règlementation (ratios de tolérance plus conservateurs par exemple) et se les impose dans son process KYC interne.

Revenons-en au KYC Officer : Il a généralement un profil juridique et doit tenir à jour ses connaissances règlementaires, ainsi que suivre les évolutions des procédures internes liées aux différentes réglementations territoriales auxquelles la banque est soumise. Il doit être rigoureux, curieux, et sensible à l’actualité économique. Au-delà de l’expertise requises, c’est aussi un métier de contact, avec les clients, les équipes commerciales, les services juridiques et de conformité, le back-office et les équipes projets.

Peut-on exercer le métier de KYC Officer en portage salarial ?

Les banques ont parfois besoin de renforcer leurs équipes internes en cas de pic d’activité ou pour des projets précis ou encore pour bénéficier d’expertises spécifiques. Elles font dans ce cas appel à des ESN ou cabinets de conseil ou à des consultants indépendants spécialisés. Ces consultants indépendants, s’ils ne souhaitent pas créer et gérer leur propre société, et s’ils souhaitent bénéficier du régime social des salariés, peuvent tout à fait exercer en portage salarial et faire bénéficier leur clients de leurs expertises dans leur domaine d’expertise.

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Quelques exemples de missions s’adressant aux consultants indépendants experts de ce métier :

Pour en savoir plus !