Interview de Bruno S.

témoignage consultant portage salarial nexagora

Bonjour Bruno, pourriez-vous nous en dire plus sur votre métier de consultant indépendant en portage salarial ?

Mon métier consiste à aider mes clients à trouver des réponses à leurs questions complexes avec pour objectif final de délivrer une solution industrielle :

  • Selon les contraintes, les ressources et les alternatives à disposition de mon client,
  • En me basant sur différents expertises (IT, Finance et Actuariat) développées par 19 ans d’expérience professionnelle et trois formations de niveau master (dont celle qui me permet d’être Actuaire certifié)
  • En utilisant les  » soft skills » développée lors de mes expériences pour faire le lien humain nécessaire pour arriver aux objectifs

Comment ce statut juridique a-t-il facilité votre transition professionnelle ?

Le portage salarial fut une solution qui s’est imposée à moi car lors de ma transition professionnelle, j’ai eu vite une opportunité de mission mais pas de structure.

Depuis, je ne vois que des avantages au portage salarial avec :

  • Un gain de temps pour un impact budgétaire limité,
  • La possibilité d’impacter son CA avec ses frais professionnels,
  • Une gestion RH de très bonne qualité,
  • La possibilité de rester inscrit à Pôle-Emploi qui prend le relai en période d’intermission,
  • Un portage de liquidité qui permet d’être payé à J+10 alors que les paiements sont plutôt de l’ordre de J+45/J+60,
  • Le fait d’avoir un CDI (un peu spécifique) qui permet de présenter des dossiers d’emprunts, de cotiser en tant que cadre à l’ARGIRC/ARCO,
  • Un rattachement à la sécurité sociale et une mutuelle,
  • Et surtout une équipe très réactive (elle corrige les erreurs avant même qu’on s’en aperçoive), très à l’écoute et surtout très humaine.

Je pense que j’en oublie mais en résumé, je pourrai gagner plus en numéraire en gérant ma structure mais en perdant beaucoup de temps. Et le temps est le seul actif que l’on ne regagne jamais…

Se lancer sur le marché de l’indépendant, n’est pas simple. Auriez-vous quelques recommandations ?

Avec le recul de ces trois premières années dans le domaine du conseil indépendant, mes conseils seraient :

  • Tout d’abord de trouver ce qui fait votre valeur et vous démarque des autres :

Cette valeur, c’est ce qui fait que vous serez vite identifié, que les gens viendront à vous, mais aussi vous permettra d’arriver à des tarifs qui vous permettent de bien vivre tout en restant compétitif

Cette valeur peut passer par :

  • Votre « technicité » liée à vos différentes expériences et formations,
  • Votre polyvalence qui va aller en s’accroissant au gré des missions,
  • Vos expériences passées en ayant été confrontées à des situations à part, mais aussi en ayant été un interne. Cela permet d’avoir cette empathie en comprenant les enjeux de vos clients, mais en ayant aussi connu le stress si particulier lorsqu’une situation à risque se produit dans une entreprise. Un consultant pur jus aura du mal à avoir cette crédibilité.
  • Votre personnalité car on va devoir s’adapter à un nouveau contexte, de nouvelles personnes, des pratiques spécifiques… tout cela, il faut l’absorber pour être efficace rapidement.
  • Mon second conseil : l’humain, de l’humain et toujours de l’humain :

Comme je le dis souvent, j’ai un boulot 50% technique, mais avant tout avec 50% d’humain. Et la plupart des missions vont tourner autour de la façon de faire collaborer ce petit monde pour arriver à délivrer le livrable souhaité. Il faut donc savoir émuler les énergies, canaliser les efforts. Mais aussi savoir repositionner les gens avec tact et correction.

Le savoir-faire, c’est bien. Mais sans le savoir être, on ne va pas loin.

  • Ensuite de développer votre approche commerciale :

Vous êtes votre propre patron et pas de contrat, pas de chocolat.

Donc la veille relationnelle est un exercice à pratiquer souvent car ce que vous montrez, c’est votre valeur, mais sans que vous vous perdiez en tant que personne.

C’est aussi important de trouver les bons partenaires commerciaux, ceux avec qui il y a de la confiance et de l’honnêteté, capable de vous introduire dans les bons endroits où votre valeur prend du sens.

  • Le quatrième conseil : Si vous êtes en intermission, ne paniquez pas :

Les intermissions font partie de la vie d’un indépendant et il y a des saisons pour trouver les missions, d’autres où l’on n’a rien. C’est une petite guerre des nerfs, mais il faut profiter de ces moments pour se former, se reposer, profiter de sa famille et faire aussi beaucoup de relationnel. Ces périodes sans mission, vous en aurez et il faut donc s’y préparer notamment en ayant une gestion d’écureuil.

Enfin, privilégiez la valeur de votre mission plutôt que la valeur du TJM (Taux Journalier Moyen)

Vous construisez progressivement votre CV et faire une mission bizarre juste parce que ça paye bien, ça peut déstabiliser la perception de votre valeur. Vous êtes ce que vous faites.

Merci Bruno !

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